| Le passage de la sphère financière à la sphère réelle lors des crises économiques a pour conséquence un effet de dominos qui accélère la propagation des crises. Pourtant certaines entreprises résistent mieux que d'autres, limitant ainsi la propagation, et l'efficacité des pratiques de gouvernance est souvent avancée comme une des explications du phénomène. Dans la période 2006-2008 (avant et pendant la crise) on observe des changements notables dans les scores représentatifs de la gouvernance des entreprises. Nous parvenons à montrer que la plupart des entreprises montrent un degré de conformité assez satisfaisant avec les principes de l'OCDE. L'influence des scores de gouvernance sur la capacité des entreprises à absorber le choc de la crise est évaluée par la minimisation de la volatilité conditionnelle des rendements financiers estimée par les spécifications ARCH et GARCH. Les liens entre les différents scores de gouvernance et la volatilité conditionnelle des rendements financiers sont observés. Les bonnes pratiques de gouvernance, gages de confiance des actionnaires amélioreraient donc la visibilité de l'entreprise par le marché en période de crise. |